DE LA NECESSITE DE SE MOBILISER

Poursuivant notre enquête sur le monde du livre et de la librairie, nous vous invitons à relire l’excellent petit opuscule de Baptiste-Marrey ( Jean-Claude Marrey ) paru en 1988 aux éditions « Le Temps qu’il fait ».

 

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Vous y lirez page 91 un écho à notre combat d’aujourd’hui :

 

«  DE LA NECESSITE DE SE MOBILISER. La situation est assez préoccupante, comme j’ai essayé de le démontrer, pour que tous ceux que l’avenir du livre et de la création littéraire intéresse, se mobilisent : qu’il s’agisse des professeurs et des universitaires, des étudiants, des journalistes, des critiques, des bibliothécaires, et bien entendu des auteurs, des éditeurs et des libraires eux-mêmes.

Or je ne suis pas sûr que cette mobilisation aille de soi. Je crois au contraire que, chez les libraires en particuliers, la fatigue, l’isolement – chacun vissé derrière son tiroir-caisse -, la division en multiples groupements ( souvent rivaux ), parfois l’insuffisance de la formation, la difficulté pour les petits libraires de se faire remplacer, constituent autant de freins à un mouvement général. D’autant que le loup est loin et que l’àquoibonisme règne : si des librairies ferment, c’est qu’elles étaient mal gérées…. »

 

Nous constatons que vingt-cinq années ont passé et que le mal constaté a empiré ; l’économie du livre continue de se détériorer principalement à cause de l’emprise du numérique et de la grande distribution pour le neuf. Nous y voyons un encouragement dans notre démarche et nous vous invitons à nous lire et à nous rejoindre.

Jean-Denis Touzot

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